Catégories
Articles Expérience

Un beau roman. Une belle histoire -à l’écart des maisons d’édition-

Nous avons tous rêvé un jour de voir nos textes édités à compte d’éditeur.

Pour certains, ce rêve s’est concrétisé.

Si pour quelques uns, le rêve a pris forme, pour l’immense majorité, il a tourné court ; pour une infime partie il a même viré au cauchemar…

Mais quelle que soit la tournure prise par les événements, il est une constante à laquelle aucun auteur, heureux ou malheureux, ne peut se soustraire : éditer à compte d’éditeur implique de se départir de tous droits sur son texte.

Catégories
Articles

Mets ton masque, Lolita

Eh bien oui, j’avoue. Je n’avais encore jamais lu Lolita. Et finalement, je suis enchantée de ne découvrir ce texte qu’en 2020. Non seulement après « me too », après « le Matzneff nouveau », après les innombrables procès pédophiles, etc. Mais surtout après le confinement, le déconfinement et juste avant le reconfinement et le re-re, et après la censure sur les réseaux sociaux et ailleurs, le couvre-feu au-delà de 21 heures dans les villes, etc., etc. En bref, après la mise sous cloche de la société.

Tous ces éléments réunis m’ont poussée à exhumer un questionnement qui m’a longtemps obsédée dans ma prime jeunesse, mais que les contingences de la vie m’avaient fait un peu oublier : à quoi ressemblerait une contre-culture littéraire aujourd’hui ? Est-elle encore possible ?

À quoi ressemblerait une contre-culture littéraire dans le monde actuel ?

J’ai cru apercevoir quelques pistes de réponses à travers ma lecture de Lolita.

Catégories
Chronique

La BD Blanche de Sol Ferrières

Il est dans la nature d’un auteur de nous entraîner dans son univers. C’est ce que fait Sol Ferrières avec ses deux romans « L’éclat de verre » et « Un certain Arthur Kramm « . Mais il fait plus, beaucoup, infiniment plus.

Si, comme moi, vous aimez le dessin, la bande dessinée, mais que la seule chose que vous réussissez à dessiner c’est le bonhomme patate… vous allez vivre avec les romans de Sol Ferrières une expérience pas ordinaire. Vous allez pouvoir concevoir, au moins dans votre tête, une BD unique, la vôtre. Ouvrez le livre et laissez s’éveiller l’illustrateur qui sommeille en vous.

« Le point commun entre mes nombreuses expériences professionnelles et personnelles m’a longtemps échappé, mais j’ai fini par le trouver : c’est le rapport entre l’écriture et l’image. Le mot écrit dans son rapport à l’image me fascine. »

Alors de quoi s’agit-il ?

Catégories
Articles

Chaud ! Krill devant!

La satisfaction… ce n’est pas en principe le sentiment qu’un auteur-écrivain éprouve facilement. S’il ne marche pas à côté de ses pompes, il voit plutôt les points noirs de son « œuvre », ses abcès, ses furoncles ; il en mesure l’approximation, les creux, le vide… En règle générale, elle est plutôt là, sa destinée : mariner dans l’insatisfaction.

Mais peut-être que je ne parle ici que de moi-même, et de ma soif de toujours faire aujourd’hui mieux qu’hier…

Eh bien, le croirez-vous, pour une fois me voici satisfaite.

(Ici, on entend l’Alléluia de Haendel)

tout en admirant, hosannah! « La procession des anges » peint par Elisabeth Sonrel

Je tenais à le faire savoir, merdre, ce n’est pas tous les jours que ça m’arrive !

Et quel objet attise-t-il-t’y cette joie barbare et bestiale ?

Catégories
Chronique

Lettre à l’ami africain

Cher Marius,

De vous, je n’ai longtemps connu que les poèmes. Poèmes qui traduisent, comme vous le dites, vos sentiments personnels, votre propre vie et puis les douleurs et les peines des classes défavorisées. Des poèmes qui me pincent toujours le cœur, qui effleurent quelque chose de profond… l’esprit, qui sait ?

De vous, j’ai vite été curieuse. Il est si facile de nos jours d’abolir les distances grâce à la technologie, que nous avons pu facilement communiquer grâce à l’internet. J’ai senti dès nos premiers échanges que j’approchais un jeune homme réservé, et je dirais presque… rangé.

De vous, j’ai appris que vous êtes étudiant en deuxième année de philosophie à D’Jamena, et que vous habitez la région sud-est du Tchad, qu’on appelle Moyen Chari.

Catégories
Chronique

La peur de grandir

Je viens d’une époque ou grandir était synonyme de conquérir. Tout donnait l’impression de pouvoir encore être découvert. L’existence était sans limite, l’an 2000, à portée de main, un rêve, une folie, une perfection.

La sortie de l’enfance signait le début de la conquête, un défi qui donnait des ailes ou des crampes dans le ventre, les deux la plupart du temps. Et de cette tension intérieure jaillissait une formidable source d’inspiration.

On le savait, il ne fallait pas traîner chez ses parents. On les quittait vers dix-huit ans, avec trois culottes, une petite valise pour tout viatique. Passé le seuil de la maison paternelle, la vie nous ouvrait les bras. On partait ferrailler.

De là naissait nos croyances, nos représentations du monde et, en quelque sorte, nos destinées.

Tout cela, je viens seulement de le réaliser, car aujourd’hui plus rien n’est pareil.

Catégories
Articles

Luigi Mollo, poète

Mercredi 4 mars, campagne de « promotion » d’Adieu Amériques, j’ai rendez-vous avec Luigi Mollo, président de l’association l’Italie à Toulouse. « Monsieur Mollo lui aussi est écrivain », m’a glissé la secrétaire.

Aussitôt, je m’attends à rencontrer un napolitain aux tempes argentées, un érudit, un vieil homme aux allures aristocratiques désinvoltes, une espèce de monument flamboyant et insaisissable. Du lourd, pour le dire en un mot.

Moi, vous me connaissez : toujours sur les nerfs, à cran, fonçant à travers les immenses steppes de l’existence avec la légèreté du char d’assaut.

Quand Luigi Mollo est entré dans la pièce, j’ai eu l’impression d’arriver à fond dans une mer de sable. Trop tard pour me composer un personnage tout en retenue, féminin et délicat. D’ailleurs, quand on est l’auteur d’Adieu Amériques, tout espoir est perdu de ce côté-ci.

Donc, je suis restée nature, et là, j’ai eu une des plus étranges sensations : Luigi Mollo absorbait mes propos déments et grotesques avec une grâce quasi divine. Je l’ai quitté une heure plus tard, apaisée, état qui, chez moi, se rapproche plus du K.O. que de la béatitude.

Par la suite, j’ai découvert quelques écrits de Luigi, et j’ai élucidé une part de ce qui s’était passé lors de notre entrevue.

Catégories
Articles

Nos labyrinthes intérieurs

La première représentation connue d’un labyrinthe remonte au paléolithique, entre 3,3 millions d’années et 11 700 avant notre ère. Elle fut gravée par un de nos ancêtres, sur de l’ivoire de mammouth, en actuelle Sibérie.

Certaines images comme le cercle (représentant le soleil ou le ciel), le carré (représentant la terre), ou comme le svastika (qui indique un mouvement de rotation autour d’un centre immobile, symbole d’action, de cycle et de régénération perpétuelle) ont été retrouvées à l’identique aux quatre coins du monde.

Si l’essentiel de ces symboles les plus anciens semble être relié à la nature et aux cycles naturels, je n’ai pas l’impression qu’il en va de même pour le labyrinthe.

Tel que je l’ai perçu, appris et ressenti, le symbole du labyrinthe renvoie uniquement à l’Homme, à son expérience sensible d’un univers infini et inconnu.

Catégories
Articles

La mort à Naples

J’ai déjà évoqué la « mort napolitaine » dans un précédent article. Il me semble en effet que si l’on parle de Naples et des napolitains, on ne peut éviter longtemps le sujet. La mort tient à Naples autant de place que la vie… et parfois davantage.

Étrange passion dont l’origine pourrait remonter à l’antiquité, à l’époque où Naples prit le nom de Parthénope.

Ah, mais qui est Parthénope ?

Catégories
Articles

Premiers chagrins d’amour

Souvenez-vous ! Les premiers chagrins d’amour ne sont pas uniquement des love stories ayant mal tourné.

Au fond, l’amour, quand on est enfant, est beaucoup plus que ce qu’il devient plus tard, chez l’adulte.

Rappelez-vous un instant l’immensité de ce sentiment tel que vous avez commencé à l’éprouver. Jusqu’à ce qu’il soit formaté, l’amour est sans limites et éternel. Comme chante Zachary Richard : quand j’aime un jour, j’aime pour toujours.

Catégories
Articles

Le monde perdu d’Adieu Amériques

Il faut du temps pour réaliser que l’époque dans laquelle nous avons grandi est révolue, que ce monde n’est pas une image figée, mais au contraire une rivière dont l’eau ne cesse de couler.

Le temps nécessaire à cette prise de conscience s’appelle l’âge, que par force, on rebaptise un jour vieillesse.

Toutes ces choses, ces objets, ces sensations qui ont nourri notre enfance, ce monde fantastique, vivant, palpitant que nous avons découvert avec émerveillement finit par se transformer en une page du passé, un air d’autrefois.

« Cet air est-il encore audible aujourd’hui ? »

Catégories
Presse

Article La Provence du 19 janvier 2020

Le premier article écrit sur Adieu Amériques. Signé Mario Albano, fan de littérature et Grand Reporter Sportif (« monsieur O.M »). Un chroniqueur réellement passionné par le roman dont il n’a pas sauté une seule ligne, et cela se sent dans son enthousiasme.