Mystères de la lettre S

Avant que nous soyons définitivement passés à l’ère de l’e-storytelling (entendez par là, une époque où l’on n’écrit plus à la main et où l’on frappe sur clavier des histoires dont la valeur se résume à celle du scénario), avant d’avoir tout oublié du sens et des usages de la langue au point de limiterLire la suite « Mystères de la lettre S »

Journal intime d’une obsédée du texte

On compte peu ou prou 10. 000 (oui, dix mille) maisons d’édition en France. « Bien sûr, il y a les « grandes maisons » – 20 éditeurs ont plus de 5 000 titres chacun – et il y a les « petites structures éditoriales » – environ 5 000 éditeurs ont moins de 10 titresLire la suite « Journal intime d’une obsédée du texte »

Dante, une histoire de famille…

Comment croyez-vous que se soit passée ma rencontre avec le Prince de la poésie ? En furetant dans la bibliothèque de Papa ? Eh bien, non. Des livres nous n’en avions pas. Mes parents ne lisaient pas, ou à peine. Du journal, mon père ne parcourait que les pages sportives et celles des faits divers,Lire la suite « Dante, une histoire de famille… »

Pas bouillir 5/5 « Kaeru -le retour »

Partout où il y a des hommes, le symbolisme rattaché à la grenouille est d’une surprenante richesse. Symbole de la transformation dans presque toutes les traditions, et de la résurrection dans la plupart ; la Grande Grenouille (Mahamandûka) est aussi, en Inde, le support de l’univers et le symbole de la matière obscure-indifférenciée, et, chez lesLire la suite « Pas bouillir 5/5 « Kaeru -le retour » »

Pas Bouillir (4/5) « Un le Tout »

Il y a une autre manière de vivre dans le monde, une façon différente de celle qui nous est inculquée par la culture, les médias, les réseaux sociaux. Une manière qui ne découle d’aucune philosophie, d’aucune religion, et bien entendu d’aucun avatar de la pensée rationnelle fondatrice de notre civilisation moderne.

Pas bouillir (3/5) « Se construire dans un monde de ruines »

Ainsi, j’avais découvert deux informations réconfortantes. La première (voir article Pas Bouillir 1) : je n’étais pas un fétu de paille baladé au gré des vents, mais le ferme maillon d’une chaîne nommée Tradition. Seconde information (voir article Pas Bouillir 2) : je n’avais jamais été, contrairement à mes croyances, prisonnière d’un espace-temps insignifiant, mais au contraireLire la suite « Pas bouillir (3/5) « Se construire dans un monde de ruines » »

Pas bouillir 2/5 « Nouvelles brèves du Cosmos »

Je vivais dans une société où l’année commence au 1er janvier et finit le 31 décembre à minuit. Où le temps est celui du calendrier des postes (accessoirement Grégorien), où l’emploi de ce même temps relève de Quo Vadis (l’agenda) et s’articule en périodes ouvrables, dimanches, fériés et vacances ainsi qu’on appelle ces pincées de joursLire la suite « Pas bouillir 2/5 « Nouvelles brèves du Cosmos » »

Pas bouillir (1/5) « Tu appartiens à une lignée »

Je continuerais volontiers et de préférence à me taire s’il n’était pas devenu aussi urgent et impérieux de parler au contraire, de poser sur la table tout ce qui peut et même tout ce qui pourrait engendrer la moindre étincelle nécessaire à l’allumage d’un grand feu purificateur.

#Ecrire à propos de la double culture (seconde partie)

Double culture veut non seulement dire « double série de représentations du monde », mais également double langue. Et quand on prend en considération qu’une langue est déjà en soi un outil d’abstraction du réel, on comprend à quel point cela rend l’exercice d’écrire plus complexe encore. J’ai parlé du conflit immanent à toute culture dans laLire la suite « #Ecrire à propos de la double culture (seconde partie) »

#Ecrire à propos d’une double culture (première partie)

Drôle de formule, j’en conviens. Peut-on écrire à propos d’une double culture ? N’est-ce pas plutôt la double culture qui s’écrit à travers nous ? Je suis née en France, mais seulement un quart de « sang français » coule dans mes veines, le reste est pour moitié napolitain, pour un quart piémontais. Le quartLire la suite « #Ecrire à propos d’une double culture (première partie) »